Les attachants, de Rachel Corenblit

Sur sa liste de vœux, l’école des Acacias était en dernière position. C’et pourtant dans cette école d’un quartier défavorisé qu’Emma, enseignante débutante, va être nommée. De septembre à juin, on suit le quotidien de cette jeune institutrice, alternant entre la révolte et la tendresse.
Une année particulière, durant laquelle elle découvre le pire et le meilleur de son métier. Il y a les portraits de ses élèves, ses attachants, ses chiants, ses « attachiants ». Les rencontres avec les parents, souvent à la dérive, quelquefois émouvants, parfois indignes… Une année décisive, qui va converger vers cet instant terrible, celui qui a failli lui faire abandonner son métier.


Avec la rentrée littéraire, il y a toujours plusieurs façons d’appréhender tel ou tel roman. Certains sont achetés de manière compulsive, pour l’auteur, avant même de lire la quatrième de lecture (moi avec Sorj Chalandon, par exemple !), des romans qui font hésiter longtemps avant de céder, ou d’autres que l’ont va volontairement oublier.

Avec Les attachants de Rachel Corenblit, rien de tout ça. En quelques minutes à peine, je repartais de la librairie avec ce roman sous le bras, après avoir été happée en quelques lignes par le récit d’Emma, jeune professeur des écoles titularisée dans une école prioritaire.

Ce qui m’intéressait dans cette histoire, c’est les tranches de vie dans cette école. L’écriture autour du quotidien dans une école, et ce message évoqué dans la quatrième de couverture, autour de la politique nationale en termes d’éducation : Un livre politique, dans le meilleur sens du terme : quelle société voulons-nous pour ces enfants qui sont aussi ceux de la République, où en sommes-nous de l’égalité des chances à l’école ?

Si je ne suis pas prof, ni mère de famille, il n’en reste pas moins que la question de l’apprentissage à l’école a le don de me faire frémir, et principalement l’apprentissage de l’écriture, de la lecture. Si je ne suis pas à l’abri d’une coquille ou d’une belle faute toute moche, je suis effarée devant les tweets et autres commentaires sur les réseaux sociaux, écrits par des ados qui sont encore dans des établissements scolaires. Et quand je pose la question sur ce sujet, on me répond que les enseignants ne peuvent plus pénaliser « à l’excès » sur l’orthographe…

Des questions sans réponse

Et alors que je ne trouve pas de réponses à ces questions, je me retrouve avec ce roman sous les yeux. Peut-être pas ce qu’il y a de mieux pour appréhender efficacement le sujet, mais le faite que l’auteur était enseignante me donnait l’impression qu’elle savait de quoi elle parlait dans son roman. L’école des Acacias, on peut imaginer qu’elle existe vraiment, pour se faire peur, écrit Rachel Corenblit qui, pendant 15 ans, fut enseignante de primaire puis formatrice d’enseignants.

Mais voilà, il s’agit d’un roman, et non d’un document, ou d’un essai. Certains passages m’ont particulièrement intéressée, notamment l’évocation de ces rencontres entre les parents et la professeur, ou les profils si diversifiés des élèves formant une même classe : la délégué qui materne sa classe, comme elle se comporte comme une petite femme chez elle, pour aider sa mère, l’enfant qui décroche, l’enfant qui perturbe, celui qui peut être violent, l’autre qui donne l’impression d’être violenté…

Mais, sortie de ces scènes du quotidien à l’école, le personnage d’Emma, en lui-même, ne m’a pas séduite. Je lisais de façon assez indifférente son quotidien hors de l’école. Bon, pour tout vous dire, je m’en foutais un peu.
Au final, je dois bien le reconnaître, ce roman n’est pas un coup de cœur. Cependant ,il propose des portraits enrichissants, permettant d’entrevoir, en 190 pages, la diversité des profils d’élèves, qu’un enseignant rencontre dans son activité, ces situations difficiles qu’il doit affronter, pour la protection de l’enfant, tout en se préservant, les questionnements qui jalonnent sa carrière…

Ma seconde lecture de cette rentrée littéraire 2017, qui a son intérêt, mais qui ne sera certainement pas inoubliable, malheureusement.

Les attachants, de Rachel Corenblit
Édition Le Rouergue, 190 pages. 18,50 euros

Un roman lu dans le cadre du Challenge 1% rentrée littéraire 2017, chez Hérisson.

1% rentrée littéraire 2017

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4 commentaires sur “Les attachants, de Rachel Corenblit

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  1. C’est sûr que le sujet est intéressant mais j’ai d’autres livres à lire qui m’attirent beaucoup plus, alors je ne note pas !!! Je ne note que les coups de coeur pour désengorger ma LAL !!! 😆 Arf ! 🙂

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    1. Ne m’en parle pas, la mienne est pareil, notamment avec la réception de romans d’auteurs en dédicace dans les librairies du Havre, ou rouen, ma pile est obèse si l’on y ajoute mes envies livresques Perso !

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