Le livre des Baltimore, de Joël Dicker

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Golman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison dans une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012 il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?


Alors que le dernier roman de Joël Dicker, La disparition de Stéphanie Mailer, vient d’arriver dans les librairies, je vous parle aujourd’hui d’un précédent ouvrage, Le livre des Baltimore, sorti en 2015 aux Editions de Fallois. Ce roman, il m’a fallu des mois pour le lire. D’abord en livre audio, avant de reprendre ma lecture du début, en format papier.

Première lecture laborieuse

Je commence donc avec la lecture audio, par Thibault de Montalembert. Je n’ai qu’une maigre expérience en terme de livres audio. J’ai tenté le coup avec ce roman en me disant que cela pourrait être un bon moyen de repasser mon linge, ou de faire du puzzle, sans m’ennuyer ferme. Et rien de tel pour avancer ses lectures que de lire même en faisant autre chose !
Je partais donc avec de bons objectifs. Et j’ai ainsi commencé Le livre des Baltimore. Mais au bout d’un certain temps, je me suis rendue à l’évidence. Je ne passe pas ma vie à repasser du linge, je n’ai pas fait de puzzle depuis des mois, et j’étais à peine à la moitié du roman au bout de 4-5 mois !

Le livre audio dure pas moins de 14 h 30 ! Une éternité à mes yeux. Et il y avait un facteur difficile à cette lecture : la simplicité de l’écriture, qui faisait des dialogues lus un texte presque adolescent. Je me rappelais mes rédactions de collège avec des phrases telles que: « Dis Marcus », « Oui Alexandra », « ça te dit de sortir prendre l’air », « pourquoi pas, allons-y ! »

Bref, ces différents facteurs ont fait que je voulais en finir, et enfin savoir quel était donc ce drame évoqué dès les toutes premières pages/minutes d’écoute. Ainsi, j’ai eu la chance de me faire prêter le roman par une collègue qui a eu pitié de moi.

Retour à la case départ

Plutôt que de tenter de retrouver le passage où j’en étais sur le livre audio, j’ai décidé courant février de reprendre ma lecture du début, pour suivre la narration de façon plus assidue, et rattraper ces éléments que j’avais perdu entre deux phases d’écoute.Et ben m’en a pris !

J’ai retrouvé mes sensations de lecture, à l’époque de son incontournable La vérité sur l’affaire Harry Québert, et les pages se sont mises à tourner à une vitesse folle, chaque chapitre fini incitait à reprendre la lecture d’une petit dernier, puis d’un autre petit dernier, etc, etc. Et c’est à ce moment-là que je me suis rappelée également la force de cet auteur incontournable de la scène littéraire désormais : un écrivain qui sait manier les codes de la saga familiale américaine, qui laisse infuser une intrigue en y ajouter régulièrement des petits ingrédients qui pimenteront l’ensemble, pour ne donner qu’une envie au lecteur, dévorer le roman jusqu’à la dernière page, pour enfin savoir quel était donc ce Drame, évoqué 300 pages plus tôt !

Au final, ma relecture m’a permis de profiter de ce roman qui, certes, demeurent très simple (voire simpliste sur certains passages) en terme d’écriture, mais dont toute la valeur tient dans le contenu même, et ces multiples péripéties qui forgent au final le roman de la déchéance des Goldman-de-Baltimore, et de toute une famille.
Une lecture au final divertissante et enthousiasmante, qui me donne envie de découvrir à l’occasion le tout dernier roman de Joël Dicker, notamment dans des moments de fatigue ou de micro-panne de lecture.

Et vous, que pensez-vous des romans de Joël Dicker ?

Le livre des Baltimore, de Joël Dicker
Éditions de Fallois, 480 pages, 22 euros

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11 commentaires sur “Le livre des Baltimore, de Joël Dicker

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  1. Comme toi, je ne suis pas convaincue par les livres audios.. Rien à faire, je préfère lire dès que je peux.. Et puis, c’est subjectif mais il y a la voix aussi qui joue beaucoup. Ravie que tu aies aimé ta lecture 🙂

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  2. J’avais bien aimé celui-ci même si je lui préfère quand même La vérité sur l’affaire Harry Quebert qui m’avait totalement retourné le cerveau ! J’ai craqué vendredi et j’ai foncé acheté son dernier. Je me retiens de ne pas le commencer avant d’avoir terminé Tokyo et une lecture médiathèque, ça me parait tellement long !!

    C’est vrai que 14H30 de lecture c’est très long, tu devrais retenter avec un plus petit livre de moins de 6H ou alors alterner avec la lecture papier si tu as le livre, c’est ce que je fais en général quand c’est possible. bisous 🙂

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    1. J’ai vu que tu alternais et ce serait peut-être une bonne alternative pour moi, je pense. J’ai en stock en livre audio un Carole Martinez, déjà lu, et le premier d’Edouard Louis… peut-être que je vais me relancer avec un des deux dans l’année. Merci pour ce conseil avisé.
      Pour Joël Dicker, nous avons reçu le dernier à la rédaction, j’attends que ma collègue le lise pour me plonger dedans à mon tour. D’ici là, j’ai de quoi lire en attendant également 🙂

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  3. J’avais aimé la premier en version audio plus qu’en papier, il me semble que ça se prête très bien à l »oral. Je n’ai pas aimé celui-ci alors j’hésite encore pour le suivant.

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