Les prénoms épicènes, d’Amélie Nothomb

« La personne qui aime est toujours la plus forte. »


Depuis une petite semaine, la rentrée littéraire fait progressivement l’actualité de nos librairies. Pour cette édition 2018, 567 romans sortiront sur les tables des libraires et tenteront leur chance pour au moins se faire remarquer dans une sélection des nombreux prix littéraires à remettre à l’automne. Là où certains auteurs défendront leur plume dans l’espoir de se faire une place sur la scène littéraire, d’autres, quant à eux, retrouvent leurs sièges d’auteurs récurrents de ce rendez-vous culturels, à l’exemple de la Belge Amélie Nothomb.

Avec cette 27e sortie consécutive, Amélie Nothomb donne rendez-vous à ses inconditionnels, ceux qui vouent une admiration sans faille pour sa plume et qui attendent, avec parfois une grande impatience, la sortie d’un nouveau roman.

En ce qui me concerne, je suis loin d’avoir tout lu de cet auteur. Les combustiblesStupeur et tremblements (bien sûr !), ou encore Pétronille… Je ne suis pas une grande fan et je trouve que, les années passant, chaque sortie ressemble plus à un rendez-vous obligatoire plutôt qu’un nouveau défi à relever. En 2017, Frappe-toi le cœur avait été une belle surprise, je le reconnais. Je pensais même qu’une nouvelle étape était franchie, malgré une fin un peu moins convaincante, dans son écriture et son imaginaire. Mais je me suis visiblement trompée

Entre déception et résignation

Quelle déconvenue à la lecture de ce nouveau roman, Les prénoms épicènes ! Pourtant j’y croyais, vraiment ! Dès les premières lignes, je me demandais où j’étais :

– Tu es la plus belle. A cause de toi, toutes les autres sont laides. Non. A cause de toi, les autres femmes n’existent pas.
– Il faudra pourtant t’y habituer. (p.7)

Et juste après :

– Tu t’appelles Reine. Au début, ton prénom me terrifiait. A présent, je ne supporterais pas que tu te nommes différemment. Reine, c’est tellement toi. Reste dans mes bras, mon amour. (p.8)

Heureusement, le roman reste court, quelque 150 pages. Mais 150 pages d’ennui et d’incompréhension sur la teneur du récit. On dirait un mauvais vaudeville, le résumé d’un téléfilm de chaîne publique que l’on regarde par défaut, un dimanche soir. Le récit n’a rien d’original et nous permet de retrouver les éternelles thématiques de l’auteur : la rencontre amoureuse qui sort de la normalité, les rapports distendus entre parent et enfant (ici le père et la fille), des amours à sens unique, de la haine, de la vengeance…

On dira que j’ai appris par cette lecture la signification du mot « épicène ». C’est toujours ça de pris, mais c’est vraiment rageant venant d’un auteur qui a une telle renommée, mais qui semble malheureusement écrire pour écrire. Le charme n’opère vraiment plus.

Présentation du roman par Amélie Nothomb :

Un roman que j’ai lu dans le cadre du challenge 1% de la rentrée littéraire 2018, initié par Hérisson !

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Les prénoms épicènes, d’Amélie Nothomb
Albin Michel, 162 pages, 17,50 euros

 

11 commentaires sur “Les prénoms épicènes, d’Amélie Nothomb

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  1. Tu sais que je ne suis pas une grande fan non plus d’Amélie, même si j’ai lu quelques uns de ses romans comme pour en être certaine. Etant donné ton avis sur ce dernier livre, il est plus qu’évident que je ne le lirai pas d’autant que je connaissais déjà la définition d’épicène 😉 !

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