Origine, de Dan Brown

Robert Langdon, le célèbre professeur en symbologie, arrive au musée Guggenheim de Bilbao pour assister à la conférence d’un de ses anciens élèves, Edmond Kirsch. Cet éminent futurologue spécialiste des nouvelles technologies s’apprête à livrer les résultats de ses recherches qui apportent une réponse stupéfiante aux questions fondamentales sur l’origine et l’avenir de l’humanité.
Mais la soirée vire au cauchemar, et les révélations de Kirsch risquent d’être perdues à jamais. Contraint de quitter précipitamment Bilbao, Langdon s’envole pour Barcelone en compagnie d’Ambra Vidal, la directrice du musée. Tous deux vont se lancer en quête du mot de passe qui permettra de dévoiler au monde la découverte de Kirsch.


Cet auteur fait partie de ma catégorie de lectures dîtes « plaisir coupable ». On sait que ça ne volera pas haut, qu’il ne s’agit pas de haute littérature et que c’est avant tout un écrivain « Bankable »… mais ça fait du bien de les lire quand même !

J’avais vu la sortie en grand format de ce roman, en luttant pour ne pas l’acheter dans cette taille, par souci de ne pas balancer de l’argent par les fenêtres (sait-on jamais !). Puis, quand j’ai vu courant octobre 2018, au détour d’une publication Facebook du Livre de poche sur l’impression en petit format du roman, je n’ai pas résisté ! Il faut dire que le héros du roman est un personnage que j’aime bien suivre sur papier, comme à l’écran (rôle joué par Tom Hanks, que j’adore !), Robert Langdon.

Révélation

Cette fois-ci, c’est en Espagne que l’auteur américain nous emmène, entre Bilbao, Barcelone et Madrid, en passant par l’Escurial. Au musée Guggenheim de Bilbao, le futurologue Edmond Kirsch, fervent athée, s’apprête à faire une révélation qui risque de totalement transformer le monde et ses croyances, le tout devant des millions de personnes connectées sur les réseaux. Robert Langdon, un de ses anciens professeurs, fait partie des prestigieux invités rassemblés dans le musée. A grand renfort de mise en scène et de déclarations mettant en haleine, la cérémonie vire soudainement au drame, avec le meurtre du futurologue. Son secret n’a pas été divulgué… Il faut faire éclater cette vérité qui semble gêner plus d’une personne.

En faisant revenir son héros, Dan Brown repart également dans ses sujets de prédilection : la place de la religion dans la société, quel avenir pour les croyances en un dieu, jusqu’où les religions iront pour se défendre et se maintenir en place parmi les populations du monde ? Après s’être confronté au Vatican, aux Illuminatis, et à des menaces d’attaques chimiques, Robert Langdon devra jouer avec la place majeure que prennent les nouvelles technologies dans notre société, pour tenter de lever le voile sur le secret d’Edmond Kirsch. Jusqu’où peut-on faire confiance à ces technologies ?

Fil blanc et IA

Si c’est un plaisir coupable de lire les romans de Dan Brown, c’est aussi un exercice de haute volée, car il faut apprendre à faire fi de ce que l’on a déjà lu de lui pour éviter de se rendre compte trop vite que, finalement, il faut partie de ces auteurs qui usent des mêmes cordes. Mais passe encore. Ce que j’aime chez lui, c’est sa faculté d’embrouiller ses lecteurs avec ses énigmes, ses symboles sortis de nulle part et ses histoires qui nous font hausser le sourcil et poser la question : « Mais c’est vrai ça ? ».

Cependant, ce que l’on peut regretter dans ce dernier roman, c’est le rôle finalement secondaire de Robert Langdon, certes bien présent dans cette quête de la vérité, mais dont les compétences sont supplantées par les technologies et l’essor des intelligences artificielles. Finalement, à quoi sert de se creuser la tête quand un programme informatique révolutionnaire agit et communique presque comme un humain ?

Si cette interrogation fait partie de ce qui me fait flipper dans ce monde, entre autres, il n’en reste pas moins que je voulais voir Robert Langdon plus en action dans le texte et peut-être aussi un peu de renouveau dans l’écriture. Visiblement, le succès en librairie chez la plupart des auteurs n’incitent pas à relever le challenge de la créativité et de l’audace…

Origine, de Dan Brown
Le livre de poche, 576 pages, 8,70 euros

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9 commentaires sur “Origine, de Dan Brown

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