Ton avant-dernier nom de guerre, de Raúl Argemi

Victime d’un accident de la route, le journaliste Manuel Carraspique se retrouve hospitalisé au cœur de l’Argentine profonde. Il partage sa chambre avec un indien mapuche, que les infirmières appellent Marquez mais qui ne s’appelle peut-être pas ainsi, comme le soupçonnent les policiers qui viennent lui rendre visite. Manuel a plus ou moins perdu la mémoire, mais pas ses réflexes de journaliste.
Dans le silence de la chambre, il entreprend de faire parler le blessé. Ce dernier raconte des choses terribles, des histoires à dormir debout dont il serait le héros. Délire ou vérité ? Manuel n’est pas au bout de ses surprises.


Nous continuons l’exploration de ma vieille PAL avec un roman argentin offert par ma sœur il y a quelques années. Pour être précise, 5 ans. 5 ans que ce livre attend son heure dans mes étagères. Son format court était idéal pour compléter mon challenge nettoyage de printemps de ma PAL, en écoulant des romans courts.

Ce roman me permet de découvrir pour la première fois une plume argentine. Mes lectures sont en effet principalement tournées sur quelques pays de l’Europe et les Etats-Unis et il me reste tant de choses à découvrir encore…

Enquête

Manuel Carraspique est cloué sur un lit d’hôpital. Dans la même chambre, un homme gravement brûlé et méconnaissable, dont l’identité intrigue des enquêteurs qui cherchent à connaître l’origine du drame. Le journaliste, qui ne bouger ses membres, s’intéressent vite à l’histoire de son voisin de chambre et réussit progressivement à le faire parler, quand les infirmières s’absentent. C’est alors que l’homme brûlé dévoile des récits effarants, entre pègre, crime et horreurs paramilitaires.

J’avoue avoir eu beaucoup de mal à me plonger dans ce roman. Un texte assez lapidaire, certainement du fait du format court du récit. Un changement de contexte, entre le présent, dans la chambre d’hôpital et les récits de vie du voisin de chambre, sans aucune transition. Plusieurs fois je me suis brièvement arrêtée pour prendre du recul et revoir où j’en étais dans le récit.

L’ensemble est plutôt dur, la violence est latente, nous sentons sa présence au fur et à mesure des souvenirs recueillis et la noirceur des personnages se dévoile. L’ambiance est malsaine, j’avoue avoir dû m’accrocher pour poursuivre ma lecture car je n’ai jamais été véritablement accroché par l’histoire… jusqu’au dénouement final, qui est très surprenant ! Petit conseil, bien suivre l’évolution des récits et l’implication des différents personnages. Le titre trouvera alors tout son sens.
C’est peut-être cela, la clé de l’auteur : poser le décor, perdre son lecteur dans un récit somme toute assez commun… pour mieux le surprendre et le scotcher dans les dernières pages. Une découverte plutôt moyenne, mais qui m’a permis quand même de lire pour la première fois une plume argentine.

Et vous, vous connaissez cet auteur ?

Ton avant-dernier nom de guerre, de Raúl Argemi
Payot-Rivages, 160 pages, 7,65 euros

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6 commentaires sur “Ton avant-dernier nom de guerre, de Raúl Argemi

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