Sous les eaux noires, de Lori Roy

La famille Fielding qui occupe la grande demeure du même nom a toujours vécu à Waddell, une petite ville au fin fond de la Floride. À la fois respecté et craint, le père, Neil Fielding, a longtemps été le directeur de l’école de garçons jouxtant la propriété ; un endroit tristement célèbre, bordé par la rivière d’un côté et les trente et une croix blanches anonymes qui se dressent dans le cimetière de l’autre.
Lorsque Lane Fielding a fui Waddell et son père pour l’anonymat de New York, elle s’est juré de ne jamais y revenir. Pourtant, vingt ans plus tard, divorcée et mère de deux filles, elle se retrouve contrainte d’y retourner. Et lorsqu’une jeune étudiante disparaît, Lane sent que la malédiction qui pesait sur le domaine Fielding plane toujours. D’autant que, peu après, Annalee, sa fille aînée, se volatilise à son tour…


Nouvelle séance de rattrapage, côté lecture, avec le polar de la sélection de décembre du Grand Prix des lectrices ELLE. Retour aux Etats-Unis, dans un récit à l’ambiance aussi moite que particulière, où l’histoire se déroule lentement avant que quelques « soubresauts » donnent de l’épaisseur à l’ensemble.

Nous sommes en Floride, dans une petite ville semblant vivre en vase clos. Tout le monde semble se connaître, avoir connaissance des secrets de chacun. Dans ce cadre particulier, une étudiante se chargeant d’un chantier de rénovation d’un bâtiment historique a disparu. Un événement peu de temps après le retour de Lane au domicile familial, avec ses deux filles.

Secrets et mensonges

La disparition de l’étudiante va avoir des conséquences sur le quotidien de Lane, et raviver des souvenirs familiaux pénibles. Ceci, alors que son père, vissé sur son fauteuil est l’objet de toutes les attentions des médias depuis qu’il est ouvertement accusé d’avoir été violent avec des jeunes hommes pensionnaires de l’école où il travaillait, bien des années plus tôt.

Où est l’étudiante ? Qu’est-il arrivé à Lane durant son adolescence et quels terrible secrets se cachent derrière le silence d’un père réputé violent ? Des interrogations qui devront trouver d’autant plus vite des réponses, alors que la fille aînée de Lane, Annalee, disparaît à son tour…

Contrairement aux apparences, ce polar ne se déroule pas dans un rythme effréné. Si la pluie du début de récit arrive brusquement, l’atmosphère est plutôt lourde. Tout se déroule de façon plutôt lente, l’enquête est presque au second plan, pour laisser la place aux différents narrateurs du récit : Lane, ses deux filles, et Daryl, un étrange jeune homme qui semble développer une fixation malsaine pour les jeunes femmes qu’il rencontre. Plus que la disparition initiale, c’est plutôt le mystère autour d’un terrible événement vécu par Lane dans son adolescence qui rythme les interrogations. Que lui est-il arrivée ? Et quelle est la vérité sur les actes de son père, au sein de l’ancien pensionnat ?

Tellement lent…

Quand j’ai commencé cette lecture, j’avais vu en commentaire qu’il fallait passer le cap des 100 premières pages pour vraiment entrer dans le récit. partant de là, j’étais un peu inquiète. Et ma lecture a confirmé ce fait. Les polars sont bels et bien différents d’un auteur à un autre, mais aussi d’un pays à un autre. Ici, l’atmosphère est très lourde, la tension latente, mais sans vraiment savoir où cela peut bien mener.
À l’inverse de certains récits, ici, ma curiosité a été difficile à éveiller. Trop de mystère tue le mystère comme on peut dire, et quand on arrive à une dizaine d’allusions au passé de Lane et ce moment qui l’a transformée en victime sans savoir de quoi ou de qui… C’est plus lassant que haletant !

De plus, je n’ai jamais pu m’intéresser suffisamment aux personnages, à part peut-être la jeune sœur d’Annalee, Talley. Une gamine ingénieuse et intuitive, qui développe certainement un des plus grands sens de l’observation parmi les différents protagonistes.

Bref, pour tout vous avouer, un mois plus tard, j’ai déjà oublié la plupart des éléments de cette intrigue et je sens qu’il ne me faudra pas des années avant de totalement oublier  ce roman. Dommage…

Un livre lu dans le cadre du Grand prix des lectrices ELLE 2020.

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Sous les eaux noires, de Lori Roy
Éditions du Masque/JC Lattès, 336 pages, 21,50 euros

 

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