La médaille, de Danielle Steel

Seconde Guerre mondiale, dans un village de la région lyonnaise, Gaëlle de Barbet assiste horrifiée à l’arrestation de sa meilleure amie par la police française. Rebecca Feldmann et sa famille sont internés dans un camp avant d’être déportés. Pendant ce temps, le commandant des troupes allemandes locales établit ses quartiers dans la demeure des Barbet. Gaëlle voit son père tué par l’occupant et sa mère sombrer peu à peu dans la folie.
Parce qu’elle ne supporte pas de n’avoir rien pu faire pour sauver ses proches  de leur funeste destin, Gaëlle s’engage corps et âme dans la Résistance. Dans le plus grand secret, elle sauvera de nombreux enfants juifs des griffes des nazis. À la fin de la guerre, accusée à tort d’avoir collaboré, elle part tenter sa chance à Paris.
Des années plus tard, sa petite-fille livre son propre combat pour que Gaëlle soit reconnue comme l’héroïne de guerre qu’elle fut sans sa jeunesse.


Il faudrait être aveugle pour ne jamais avoir croisé ce nom dans les rayonnages des librairies. Danielle Steel est une référence dans la littérature populaire américaine. Plus d’une centaine de titres à son palmarès, plusieurs nouveautés publiées chaque année, des couvertures qui évoquent le plus souvent des univers de princesses ou de privilégiées (il ne faut pas se mentir)… Et je ne l’avais encore jamais lu, jusqu’à novembre dernier, quand j’ai reçu ce roman, La médaille, quelques semaines avant sa sortie en format poche.

Les Presses de la Cité mettent en avant ici une nouveauté dans le travail d’écriture de l’auteure américaine. Pour la première fois, cette dernière s’intéresse à l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale en France en créant le parcours de vie de son héroïne, Gaëlle. La jeune femme voit embarquer par les forces allemandes sa meilleure amie, juive, ainsi que toute sa famille. L’Occupation la contraindra aussi à côtoyer l’ennemi installé dans son domicile et voir son père tué sous ses yeux pour actes de résistance. Un pareil tableau, d’entrée de jeu, peut donner l’impression que Gaëlle est bien partie pour avoir toutes les misères du monde qui lui tombent sur la tête. Heureusement, le début du roman a su me retirer une crainte : la quatrième de couverture était tellement dense, que je craignais  d’avoir la moitié du récit déflorée. Mais il y a bien plus derrière.

Une femme battante

On s’attache très vite au personnage de Gaëlle. Si, au premier abord, elle peut paraître un peu stéréotypée – comme souvent avec des personnages d’héroïnes décrits pour des romans populaires -, elle demeure émouvante et il est difficile de lâcher prise. Derrière cette apparence de femme frêle, elle a de la volonté et une furieuse envie de vivre, d’avancer dans la vie et de faire tout son possible pour agir et sauver celles et ceux qu’elle peut encore sauver.

Cette expérience de la guerre, ses privations, ses injures et ses injustices seront les moteurs de la nouvelle vie de Gaëlle quand elle quittera la campagne lyonnaise pour Paris. Plus que le portrait d’une femme,  c’est aussi, un peu, le portrait d’une époque, à la découverte de la France pendant et après la guerre. Certes, cette peinture est très généraliste et mériterait plsu de profondeur, mais là n’est pas le propos.

Lecture détente

Car ce roman de Danielle Steel, s’il plonge dans un univers, c’est aussi et surtout une de ces lectures que nous privilégions, en général, pour un week-end, un trajet en train, des vacances. cette petite lecture-doudou qui nous emmène dans des univers et des destinées diverses sans prise de tête. La médaille est une lecture détente qui entre pleinement dans ce cadre et qui répond à ces attentes.

J’ai apprécié suivre Gaëlle dans son parcours de vie, au fil des décennies et découvrir, au final, comment elle obtiendra cette reconnaissance tant attendue pour ce qu’elle a fait. Je reprocherai peut-être ce côté un peu moralisateur, qu nous pouvons retrouver aussi dans ces téléfilms américains où il faut toujours cette morale qui récompense inexorablement les héros et héroïnes… Mais bon, on se prête quand même facilement au jeu… et ça fait du bien ! Non seulement je me suis prêtée au jeu mais je suis même prête à renouveler l’expérience avec d’autres romans de Danielle Steel, occasionnellement, quand une panne de lecture se fera sentir !

Merci aux Presses de la Cité de m’avoir permis de découvrir ce roman.

La médaille, de Danielle Steel
Éditions Presses de la Cité, 336 pages, 19,99 euros

Un commentaire sur “La médaille, de Danielle Steel

Ajouter un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :